dimanche 13 janvier 2013

UNE HISTOIRE D'AMOUR

1h20 - Sortie le 9 janvier 2013

Un film de Hélène Fillières avec Benoît Poelvoorde, Laetitia Casta, Richard Bohringer, etc.
Elle l’a rencontré un soir de printemps, elle est devenue sa maîtresse. Il lui a offert un revolver, elle une combinaison en latex. Imprudent, il lui a proposé un million de dollars. Insatiable, elle est venue lui rappeler ses promesses...

La Moyenne des Ours : 0,5/5

Le point de vue de Pépite : 0,5/5
On aura bien du mal à résumer de façon intéressante Une histoire d'amour, car celui-ci en effet ne raconte pas à proprement parler une histoire. Nous n'avons pas affaire à des personnages construits non plus, mais à des pantins peu caractérisés qui se débattent avec des phrases toutes faites concoctées par une scénariste égoïste dans ce faux-scénario. Égoïste oui, car si Hélène de Fillières (qui signe le scénario et la réalisation de cette adaptation hasardeuse) sait qui sont ses personnages, leur background, leurs désirs, etc., elle ne partage aucune information avec le commun des mortels qui essaie désespérément de devenir spectateur. Désespérément, c'est un peu faux, car on abandonne assez vite ces carcasses de personnages qu'on ne comprend pas et qu'on ne veut plus comprendre. Dommage, car on sent l'envie et le talent de Poelvoorde, mal servi par une histoire sans histoire, sans forme et sans relief. Les séances sadomaso des personnages ne sont alors même plus scandaleuses... Elles sont vides de sens.

Le Mot du Comte : 0,5/5
Que dire? Que dire si ce n'est qu'il n'y a ici aucun film. Aucun film, aucun personnage, aucune histoire. Anecdote. "Une histoire d'amour", titre mensonger (le pitch l'est aussi, méfiance!) puisqu'il n'y a absolument aucune trace d'amour dans ce film, s'approche, dans le meilleur des cas, du vidéoclip (nombreux sont les travellings sur la musique électro-jazzy d'Étienne Daho). La vacuité du scénario (un fait divers ne suffit parfois pas à faire un film) et des dialogues fait écho aux silences des acteurs, qui n'ont rien à se dire, et rien à faire. Le seul personnage véritable du film est un chat.
Filmé dans des décors froids et sans âme (un magazine de voiliers de luxe dégage plus de chaleur), le seul mérite de ce premier film est d'être plutôt joli : les amateurs de métal, de néons et de béton seront ravis. C'est bien triste. "Une histoire d'amour" ressemble a un accident, une excroissance vide du système de financement français et ne servira pas, hélas, en ces temps de remise en question par l'opinion, à le défendre.

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